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YPARD: Le secret de mon esprit jeune

YPARD co-founders at the official launch of YPARD at the GFAR Triannual conference in New Delhi, November 2006 (Alessandra and Markus Buerli)

A l'occasion des 10 ans de YPARD, Alessandra Giuliani, l'un des co-fondateurs de YPARD, actuel  membre du groupe consultatif et supporter infatigable, partage ses réflexions sur la croissance du réseau, ainsi que sur la façon dont YPARD a inspiré et influencé son soutien à la jeunesse tout au long de sa carrière.

Dans un mois seulement, YPARD fêtera officiellement ses dix ans, depuis le lancement officiel lors de la réunion biannuelle du GFAR à Delhi, en 2006.

Avec du recul, en tant que co-fondatrice de YPARD, je suis heureuse et fière de célébrer les résultats de ses dix premières années. En 2006, nous aspirions à ce que la voix de la jeunesse soit entendue dans les discussions mondiales pour la recherche agricole pour le développement (AR4D) et avions envisagé le début d'un réseau mondial de la jeunesse avec des activités impliquant des jeunes de différentes parties prenantes, au-delà de la recherche agricole pour le développement.

YPARD a grandi en nombre, à partir d'un noyau de co-fondateurs motivés (comme le décrit Bala dans “ une place pour les jeunes au milieu des cheveux gris !”) pour compter aujourd’hui plus de treize mille membres officiels dans le monde entier, coordonnés par quatre unités régionales et plus de 60 représentants nationaux. Le réseau s’est développé en tant plate-forme virtuelle pour connecter et partager; d'un simple bulletin d'information nous sommes passés à un site complet, structuré et mis à jour. Ce site offre maintenant aux jeunes intéressés non seulement la possibilité de lire et d'exploiter des informations pertinentes et des opportunités existantes, mais aussi de partager leurs expériences avec leurs pairs. YPARD a aussi concrétisé notre idée initiale d’un programme de mentorat et a développé de nombreuses autres activités, y compris le reportage social lors de conférences mondiales, le développement de vidéos et d’études qui apportent le point de vue des jeunes, entre autres. Par-dessus tout, sa reconnaissance a considérablement augmenté dans le domaine du développement agricole. Assis en parallèle à l'Assemblée générale annuelle du CGIAR à Marrakech en 2005, les jeunes ont eu plus de voix pour le développement agricole lors de la GCARD2, et ont enfin obtenu un siège à part entière à l'événement mondial du GCARD3.

En outre, YPARD est devenu une source d'inspiration précieuse et Champion dans la reconnaissance des besoins particuliers des jeunes. Prenez par exemple le programme de recherche du CGIAR dans les zones arides qui est un pionnier pour le soutien des jeunes au sein du consortium, et qui a publié la première stratégie pour la jeunesse en 2015, en collaboration avec YPARD entre autres partenaires.

Mais ce n’est pas seulement YPARD que nous célébrons aujourd'hui!

En rétrospective, je me rends compte combien YPARD m'a accompagné au cours des dix dernières années, dans ma profession dans la recherche agricole pour le développement et ce que cela signifiait pour moi. Quelque soit le terrain sur lequel j’ai travaillé, j'ai essayé de lier mon travail, autant que possible, avec YPARD. Cela a beaucoup aidé à soutenir l'inclusion des jeunes et leur engagement dans les recherches que j’ai menées et les réseaux que j’ai rejoint.

J’ai joué une variété de rôles au sein de YPARD, en commençant par celui de co-fondateur, qui a cru et réalisé l'idée de ce réseau avec d'autres jeunes professionnels partageant la même vision. Puis, je suis devenu la vice-présidente dans le premier comité de pilotage et aidé à développer ensemble avec l'équipe les objectifs de YPARD. Plus tard, j’ai soutenu la mise en place de la première Unité de coordination européenne pour YPARD, à HAFL, en Suisse, avec mes collègues de HAFL, avant de prendre le rôle de membre du groupe consultatif.

Mais essentiellement, le rôle qui m’est le plus proche est celui de YPARDien. Même si j’ai atteint la limite d’âge et que les cheveux gris ont commencé à apparaitre, je crois toujours et travaille à défendre le rôle des jeunes et leur priorités en tant que parties prenantes clés pour le développement durable de l'agriculture – une agriculture qui assure des moyens de subsistance équitables et satisfaisants grâce à une utilisation viable des ressources naturelles. Je suis très reconnaissante pour ma mission récente avec YPARD, avec une équipe de recherche formidable sur le projet de la jeunesse et de l'agriculture dans les zones arides.

Au-delà de l’anniversaire des 10 ans  

Pour garder notre esprit jeune, nous devons continuer à travailler avec et pour les jeunes, car ils sont la clé d'un développement agricole durable. En tant que professeur, j'exhorte constamment et recommande mes étudiants diplômés à HAFL de se connecter au réseau de YPARD et profiter des nombreuses possibilités qu'il offre. Grâce à YPARD, ils sont en mesure de participer à des événements pertinents, élargir leurs relations professionnelles et de développer certaines activités comme la recherche, le reportage social dans leur pays et à l'étranger, qui contribuent à l'objectif global de YPARD.

En outre, j’ai déménagé à Yangon il y a un mois et je suis déjà en contact avec les jeunes professionnels enthousiastes en Birmanie pour soutenir, en collaboration avec d'autres YPARDiens basés ici, la création de YPARD Birmanie comme 61eme chapitre national. Dans un pays en croissance rapide et en constante évolution, comme l'ex-Birmanie, où la plupart des gens dépendent de l'agriculture pour assurer leur subsistance, le réseau de YPARD est plus que nécessaire.

En avant!

Par-dessus tout, YPARD a grandi et dans la bonne direction. Mais il y a toujours plus à faire surtout quand il s’agit de rendre l'agriculture plus attractive chez les jeunes. Cet objectif a été dès le début le plus difficile et le plus critique. YPARD devrait continuer à travailler sur les différentes activités visant à identifier les interventions (publiques et privées) portant spécifiquement sur les besoins, les réalités et les aspirations des jeunes dans l'agriculture.

Je dois beaucoup à YPARD pour m’avoir aidé à construire mon réseau professionnel dans la recherche agricole pour le développement au cours des dix dernières années. Grâce à YPARD j'ai participé à des conférences mondiales et rejoins des réseaux remarquables. Et aujourd'hui, je remercie tous les YPARDiens pour continuer à fournir un plein d'inspiration et de possibilités dans mon travail. Vous, jeunes professionnels dans l’agriculture, enthousiastes et dédiés, m’aidez à conserver un esprit jeune!

Un Merci spécial au 1er coordonnateur de YPARD (Balasubramanian Ramani), le 1er Comité de pilotage, l'actuelle directrice (Courtney Paisley) et la manager en communication et connaissance (Marina Cherbonnier); aux collègues plus âgés qui ont cru en YPARD depuis le début et  qui ont offert l’opportunité de faire partie de leurs réseaux (Katrin Jenni et Willi Graf, SFIAR, Ann Waters-Bayer EFARD, Didier Pillot en AGRINATURA) et bien sûr mes patrons qui me laissent consacrer un peu de mon temps de travail à YPARD dans le cadre de mes missions, Pablo Eyzaguirre à Bioversity international et Urs Scheidegger à HAFL.

Pour finir et non par le moindre, merci à certains des co-fondateurs, les premiers et éternels YPARDiens comme moi, et surtout des amis proches: Oliver Oliveros, Markus Buerli, Mariana Wongtchowski, Andres Tschannen!

Restez avec nous tout au long de l'année 2016 sur http://www.ypard.net/fr/célébrons-les-10-ans-de-ypard  et prenez part aux célébrations!

Credit pour la 2eme photo : Pixelant